Lettres à l’inconnu

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Yanette Delétang-Tardif est une romancière, poète avant tout, couronnée par le prix Mallarmé pour l’ensemble de son œuvre inspirée par Nerval et les romantiques. Dans « Les Séquestrés », la forme épistolaire s’enchevêtre à l’intérieur d’une trame narrative implacable… Par Quentin Margne. Continuer la lecture

La progéniture de Jacques Cauda

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Jacques Cauda annonce que son roman « est à lire comme l’urinoir de Duchamp se regardait; comme une entreprise de démolition de la littérature, un éloge du mauvais goût. » Un délice donc pour tout ceux qui en ont un peu assez de l’autofiction, du politiquement correct et de la prose académique trop bien léchée… Par Jean-Claude Hauc Continuer la lecture

Retour sur un chef-d’œuvre de Baldwin

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James Baldwin fit paraître il y a un peu plus de soixante ans un bref roman dont les héros n’étaient pas noirs et dont l’action ne se passait pas aux Etats-Unis. « La chambre de Giovanni » allait devenir un classique de la littérature gay mondiale… Par René de Ceccatty. Continuer la lecture

Luke Short, Western littéraire

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Auteur d’une bonne cinquantaine de romans, l’Américain Luke Short (1908-1975) est absolument inconnu en France, où il a été traduit pour la première fois en 2016, sous les auspices de Bertrand Tavernier qui, après « Ciel rouge », nous en propose aujourd’hui un deuxième roman, « Femme de feu » (« Ramrod », 1943)… Par Christophe Mercier. Continuer la lecture

Maxime Cochard, les jeux du désir et de l’ambition

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Je pensais trouver, en lisant « Cette infortune », premier roman de Maxime Cochard, une odeur du XIXe siècle. Un jeune homme de province, avide de vie et de grandeurs, se rue sur la capitale pour y découvrir ses plaisirs et conquérir le monde. Pourtant, si l’on peut rapprocher ce livre du roman réaliste du XIXe, et notamment de « Lucien Leuwen » de Stendhal, pour le dilettantisme du personnage, c’est plutôt vers le XVIIIe que Cochard nous emmène… Par Victor Blanc. Continuer la lecture

Morgan Sportès : les infections du monde

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Les romans de Morgan Sportès constituent une sorte de plongée dans les infections de notre monde, une chronique de sa marche chaotique qui finira bien par déboucher sur le pire, tant l’équilibre entre la raison et l’aventurisme est devenu instable. Sportès ne craint pas de déranger, un peu comme ces philosophes matérialistes du XVIIIe siècle qui ne pouvaient s’empêcher de mettre en lumière, non pas les malheurs de leur temps, ce qui était admis, mais leurs causes, ce qui était moins conseillé. Sommes-nous si loin de leur époque ?… Par François Eychart Continuer la lecture

Anne Godard et la fille brûlée

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On avait lu un premier roman d’Anne Godard, « L’inconsolable », en 2006, dont le sujet était la mort d’un fils, dans un monologue d’un genre particulier. Dix ans après, Anne Godard revient avec un second roman, « Une chance folle », où recommence la même histoire qui cloche, où la mort est encore là, où l’ambivalence du rapport à la mère conditionne tout, mais où il s’agit peut-être et surtout d’une jeune fille qui sent et qui expérimente qu’elle est éternelle… Par Didier Pinaud. Continuer la lecture

Bertrand Leclair, le roman comme expérience

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Ecrire un roman, dit Bertrand Leclair, « c’est tenter de jeter un pont sur le vide pour atteindre un autre qu’on veut toucher, mais un autre dont on ignore tout. » C’est ce qu’il avait appelé « le roman comme expérience », dans une conférence donnée à Paris, en 2006. Dans le roman qu’il publie aujourd’hui aux éditions du Mercure de France, Perdre la tête, l’art du roman est plus que jamais cette écriture sur le vide, dans le vide, et où – en plus – il a placé en exergue une célèbre phrase de Georges Bataille : « Ecrire est rechercher la chance » Par Didier Pinaud. Continuer la lecture

Viet Thanh Nguyen : Le livre des retournements

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D’un Vietnamien ayant quitté son pays avec ses parents au moment de la libération de Saïgon par les communistes, quand il avait quatre ans, réfugié aux États-Unis depuis et intégré au point d’y devenir professeur d’université, on ne s’attendait guère à une critique en règle de la société ultra-libérale de son pays d’accueil. Viet Thanh Nguyen avec son premier roman, Le Sympathisant, prend tout le monde à contre-pied, et mène le lecteur de surprise en surprise… Par Jean-Pierre Han. Continuer la lecture

L’oubli, comme matrimoine

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Avec des effets de temps et d’ellipses, Chloé Delaume réinvente le polythéisme à chaque page et y entremêle des références à l’histoire contemporaine et antique. C’est drôle, intelligent, mais surtout impertinent. Les sorcières de la République conjuguent l’imagination et la narration à la perfection… Par Quentin Margne. Continuer la lecture