N° 85 – Les lettres Françaises du 1er septembre 2011

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Au sommaire du numéro 85 : Trois compositeurs d’aujourd’hui : Bernard Cavanna, Thierry Pécou et Yves Prin, par Emmanuel Conquer ; Politique et amitié de Jacques Derrida, par Jacques-Olivier Bégot ; Brancusi photographe, par Franck Delorieux ; l’échec d’Henry James, par Gérard-Georges Lemaire ; Carlos Liscano, par Jean-Pierre Han ; le dernier combat de Louis Barthou, par François Eychart ; Hölderlin, par Jean-Loup Thébaud ; Juan Gris, par Itzhak Goldberg ; cinéma guérilla, par Luc Chatel… Continuer la lecture

N° 77 – Les Lettres Françaises du 4 décembre 2010

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Au sommaire du numéro 77 : Hermann Scherchen par Emmanuel Conquer, François Eychart,Kurt Weill et lui-même ; Italo Svevo par Eugenio Montale ; Maïakovski par Francis Combes ; du théâtre baroque au cinéma ; Camille Saint-Saëns, par Claude Glayman ; « Théo Lésoualc’h, par Yves Buin, J.G. Ballard, par Sébastien Banse… Continuer la lecture

Connaissez-vous Grazyna Bacewicz…


Connaissez-vous Grazyna Bacewicz…

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Le nom de Grazyna Bacewicz ne peut plus être ignoré. Ce qui est peu à peu révélé de son oeuvre permet de la considérer, sui­vant en celà Lutoslawski, comme « l’une des plus grandes femmes compositeurs de musique de tous les temps ». Quand elle mourut prématurément à cinquante-neuf ans, des suites d’une fièvre contrac­tée lors d’un voyage en Arménie, Grazyna Bacewicz était l’auteur de plus de deux cents compositions, dont quatre symphonies, sept quatuors, cinq so­nates pour violon et piano, sept concertos pour violon, etc. Son oeuvre est un trait d’union entre l’esthétique de Szymanowski et celle de Lutos­lawski. Elle a trouvé aliment musical auprès de sources diverses : les musiques arménienne, arabe, indienne et naturellement la tradition polonaise qu’elle connaissait dans tous ses détails. Mais ces influences, organisées selon son goût des formes classiques, n’ont fait que nourrir et développer sa propre originalité.

Elle a passé quelques années à Paris, avant la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui a permis de bénéficier de l’apport pédagogique de Nadia Boulanger, qui eut une grande influence sur de nombreux compositeurs. Elle avait donc une bonne connaissance de ce qui s’écrivait et se jouait à Paris qui était une place en pleine effervescence créatrice. De retour en Pologne, elle devint violon solo de l’Orchestre de la radio polonaise. Grazyna Bacewicz était une violoniste et une pianiste de tout premier ordre, parfaitement au fait de toutes les difficultés d’exécution que ses partitions recélaient.

Joanna Kurkowicz, violoniste américaine d’as­cendance polonaise, a enregistré trois concertos pour violon avec l’Orchestre symphonique de la radio polonaise sous la direction du jeune chef Tukasz Borowicz. Le Concerto n° 1 date de 1938. Il est caractérisé par une concision d’écriture, un motorisme certes plus discret que chez Prokofiev mais réel et par une inventivité qui n’exclut nul­lement du lyrisme. Le Concerto n° 3 a été écrit en 1948. Curieusement, il ne semble pas marqué par la période de la guerre dont on trouve trace au même moment chez de nombreux compositeurs, comme si Grazyna Bacewicz avait vécu à l’abri des horreurs de cette période. Son finale, qui incorpore des thèmes populaires polonais, est même marqué d’une certaine insouciance qui regarde résolument vers l’avenir.

L’oeuvre la plus marquante de cet enregistrement est sans conteste le Concerto n° 7, qui date de 1965. Maints développements évoquent Penderecki et Gorecki. L’univers en est chimérique, marqué par une incessante inventivité, un attrait soutenu pour les couleurs et par une énergie dans le discours qui se trouvait déjà dans le Concerto n° 1. Créé en 1966, il fut considéré à sa création « comme exotique, plein de parfums, alternant délicatesses à la Szymanowski et orchestration d’une efficacité wébérienne ». Grazyna Bacewicz est à l’évidence une com­positrice dont il faut surveiller l’actualité disco­graphique.

François Eychart

Grazyna Bacewicz, Concertos pour violon n° 1, 3 et 7 par Joanna Kurkowicz, orchestre de la radio polonaise, disque Chandos.
Grazyna Bacewicz

N° 43 – Les Lettres Françaises du 1er décembre 2007

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Au sommaire du numéro 43 : Pour Georges Marchais, par Jean Ristat ; Entretien avec Pierre-Dominique Schmidt et Jean-Claude Galli ; Julien Blaine, par Franck Delorieux ; Marseille, cité des poètes expulsés, par Gerhard Jacquet ; l’Afrique fantôme de Marie-Noël Rio ; entretien avec Pierre Bourgeade et Franck Delorieux ; le retour de Han Ryner, par François Eychart ; Bergougnioux, par Christophe Mercier ; les armes de Karl Kraus, par Jacques-Olivier Bégot ; postérité de Jospeh Beuys, par Gérard-Georges Lemaire ; Coltrae, Monk forever, par Yves Buin ; le théâtre du Radeau, par Jean-Pierre Han… Continuer la lecture

N° 29 – Les Lettres Françaises du 2 septembre 2006

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Au sommaire : hommage à Alain Trutat, par Jean Ristat ; Enquête sur la chanson : Jean-Pierre Siméon, Alexandre Bergamini, Jean Lacouture, Jean-Noël Jeanneney, Chantal Golovine, Armand Méliès, Lia Loria, Claude schopp, Jean-Jacques Viton, Christiane Baroche, Démosthènes Davvetas, Olivier Barbarant, Eric Dussert, Raphaël Boccanfuso, Soshana Rappaport-Jaccottet, Benoîte Groult, François-Marie Banier, Serge Fauchereau, Roger Somville, Christophe Mercier, Patricia Reznikov, José Moure, Jean-Louis Murat, Jean Ferrat… Continuer la lecture