Numérisation des premiers numéros des Lettres Françaises

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Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF, propose aujourd’hui, en consultation gratuite, les premiers numéros des Lettres Françaises. Ces versions numériques du journal sont accessibles très facilement grâce à un outil de lecture très simple d’utilisation permettant de feuilleter pages à pages ces numéros parus sous l’occupation. Gallica met à notre disposition vingt numéros des Lettres Françaises datés entre septembre 1942 et Août 1944. Continuer la lecture

N° 107 – Les Lettres Françaises du 5 septembre 2013

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Au sommaire de ce numéro 107 : Elsa Triolet, par Olivier Barbarant, Michel Besnier, Francis Combes et Marie-Thérèse Eychart ; Guillaume Apollinaire, par Victor Blanc ; le Festival d’Avignon, par Jean-Pierre Han ; Barbey d’Aurevilly, par Christophe Mercier ; Yves Mabin Chennevière, par Marc Sagaert ; la bibliothèque chinoise de Jean Ristat ; Walter Benjamin, par Jacques-Olivier Bégot… Continuer la lecture

N° 106 – Les Lettres Françaises du 4 juillet 2013

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Au sommaire : Blaise Cendrars, par Jean-Pierre Han et Marie-Paule Berranger ; le retour de Fantômas, par Christophe Mercier ; poésies et photographies de Franck Delorieux, par Julien Blaine et Marc Sagaert ; Pour une bibliothèque chinoise, par Jean Ristat ; Michèle Lesbre, par Marc Sagaert ; Georges Politzer, par François Eychart ; Mme de Sévigné, par Jean-François Nivet ; Andreï Vieru, par René de Ceccatty ; Henri Dutilleux, par Claude Glaymann… Continuer la lecture

N° 95 – Les Lettres Françaises du 4 juillet 2012

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Au sommaire du numéro 95 : Un entretien avec Angeles Alonso Espinosa ; Steve Reich par Franck Mallet et lui même ; Jules Verne par Jean Ristat ; Jack Kerouac par Jean-Pierre Han et Gérard-Georges Lemaire ; Guillermo Fadanelli, par Marc Sagaert ; Edgar Hilsenrath, par François Eychart ; Guy de Maupassant, par Christophe Mercier ; la chronique poésie de Françoise Hàn ; Jean-François Lyotard, par Jean-Loup Thébaud… Continuer la lecture

Sortie du N°94 des Lettres Françaises daté du 7 juin 2012

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Retrouvez ce mois-ci dans Les Lettres Françaises un article de Christophe Mercier sur Dickens, ainsi qu’un dossier sur Virginia Woolf par Vanessa Bell, David Garnett et Gérard Georges Lemaire. Continuer la lecture

N° 89 – Les Lettres Françaises du 5 janvier 2012

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Au sommaire du numéro 89 : L’art photographique de Colette Raynaud, par Franck Delorieux ; Dashiell Hammett, par Sébastien Banse ; la bibliothèque chinoise (II) de Jean Ristat ; Marguerite Duras, par Marc Sagaert ; François Esperet : découverte d’un poète, par Christophe Mercier ; Malik Kuzman, par Franck Delorieux ; Annie Ernaux, par Jean-Pierre Han ; correspondance de Balzac, par Gérard-Georges Lemaire ; Sarte, le marxisme et la révolution, par Baptiste Eychart ; l’atelier d’Etienne-Martin, par Itzhak Goldberg… Continuer la lecture

N° 87 – Les Lettres Françaises du 2 novembre 2011

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Au sommaire du numéro 87 : le 7e Festival Strasbourg-Méditerranée ; Nazim Hikmet, par Joël Isselé ; Yannis Ritsos, par Veneranda Paladino ; Nabile Farès, par Ali Chibani ; correspondance Gaston Gallimard- Jean Paulhan, par Christophe Mercier ; Jean-Richard Bloch, par Jean-François Nivet ; Jordi Pere Cerda, par Bernard Lesfargues ; Alain Badiou par Jean Ristat ; Graine de fascistes à l’oeuvre, par Jean-Pierre Han ; Elsa Triolet à Tahiti, par Marie Masson… Continuer la lecture

N° 84 – Les Lettres Françaises du 7 juillet 2011

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Les Lettres Françaises du 7 juillet 2011 – N°84.
Au sommaire : Paul Claudel et le théâtre, par Claude Glaymann, Jean-Pierre Han, Jean Ristat et Christian Schiaretti ; Une vie de Tristan Corbière ; Actualités de Hegel, la musique de Michel Bulteau… Continuer la lecture

Cinéma et cybernétique


Cinéma et cybernétique

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Dans le numéro du 8 janvier 2010 des Lettres françaises, Eugenio Renzi nous fait part du constat qu’une partie non négligeable du cinéma contemporain s’écrit maintenant sans les outils historiques qu’il nécessitait jusque là. L’ordinateur est devenu, tout à la fois, le pinceau, la palette et le geste, se substituant ainsi à la caméra, le cadre et l’équipe de tournage. On aurait pu ajouter à cela que l’ordinateur est aussi maintenant la calculette du comptable pour donner une perspective supplémentaire à cette ubiquité.

Ces nouvelles conditions de l’écriture cinématographique offriraient l’occasion d’engager le cinéma dans le champ de la non figuration, reproduisant ainsi un schéma évolutif connu dans la peinture. Si l’on ne voit a priori aucune objection à ce que le cinéma trouve sa voie vers la non figuration, il y a en revanche plusieurs remarques à faire sur le fait que la numérisation en soit le moyen privilégié.

L’ordinateur est l’outil fétiche de la cybernétique, à la fois matérialisation des recherches abstraites menées dans le cadre de l’école de pensée mathématique dont elle se réclame et principal instrument brandi pour concrètement en explorer plus en avant le domaine. Avant sa diffusion élargie comme appareil domestique courant, les liens entre ordinateur et approche systématique des modes de gouvernance étaient plus explicites. Les conférences de la fondation Macy, au cours desquelles furent élaborés les fondements conceptuels de la cybernétique, s’attachaient à unifier et universaliser des modèles du vivant (et notamment des comportements humains, individuels et collectifs) sous l’angle de la calculabilité, avec comme perspective une éventuelle programmation dans l’intérêt général. Évidemment, ces déterminations idéologiques forment maintenant l’orientation globale de nos sociétés massivement équipées par les techniques numériques, et il n’est plus temps de se poser la question de leur pertinence ou de leur compatibilité avec une existence digne.

Si l’ère numérique est un contexte auquel le cinéma n’avait pas de raison de se soustraire, on peut toutefois réfuter l’idée que l’adoption de ces techniques pour renouveler la grammaire de l’écriture cinématographique soit le fruit d’une démarche récente et autonome prise à l’initiative des créateurs. Dès les années 1960, la rencontre entre les avant-gardes artistiques et la cybernétique s’établit autour de discours et de figures ambigus de la contre-culture. Ainsi en est il, par exemple, d’un John Brockman, agent littéraire et artistique qui organise un festival de « cinéma augmenté » dans le cadre de la Film Makers’ Cinematheque, tout en représentant les intérêts d’auteurs scientifiques fort enthousiastes à l’idée de contribuer à la recomposition d’une société en pleine effervescence. La lecture fascinée et sans regard critique des « classiques » de la cybernétique – tels que Marshall McLuhan ou Norbert Wiener – conduit une certaine avant-garde à se reconnaitre dans un mot d’ordre de la cybernétique – la réalité n’est pas un objet figé – sans apercevoir que les postulats sur lesquels s’appuient les cybernéticiens conduisent à la négation de toute transformation émancipatrice, puisque la réalité n’est pour eux que déploiement mécanique du calcul. Au fur et à mesure de la dilution de cette avant-garde dans des productions culturelles édulcorées, ce biais se conservera malgré tout jusqu’à constituer son ultime héritage : l’ordinateur serait un outil pour faire advenir le réel. Le sens qu’on peut donner à ce projet dans une démarche artistique, comme par exemple la non figuration, est cependant l’antithèse de celui qui est incorporé dans l’ordinateur, qui n’est que le prolongement, par d’autres moyens, de la reconstruction générale du monde par le capitalisme industriel.

Eric Arrivé

Février 2011 – N°79


À nos lecteurs


À nos lecteurs

Les Lettres françaises

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Tout d’abord, merci à toutes celles et à tous ceux qui, en répondant, mois après mois, à l’appel des Amis des Lettres françaises nous aident à poursuivre notre travail. Nous n’oublions pas non plus l’Humanité qui permet à de nombreux créateurs, artistes, écrivains, philosophes, de s’exprimer en toute liberté dans les Lettres. Il faut le souligner, aujourd’hui plus que jamais, dans un temps où l’inculture, le mépris de l’intelligence, le racisme, le nihilisme sont instrumentalisés par le pouvoir en place pour mieux assurer sa domination. D’autre part, les Amis des Lettres ont ouvert un site Internet où l’on pourra chaque mois retrouver les Lettres françaises. Enfin, grâce aux éditions le Temps des cerises, une collection « les Lettres françaises » accueille aussi bien des textes du patrimoine littéraire que des ouvrages de création contemporains. Après la publication d’un premier livre, Ils, de Franck Delorieux, elle peut annoncer dès maintenant la parution, dans les semaines ou les mois à venir, de deux titres, quasiment introuvables, le Musée Grévin, d’Aragon, et le Maïakovski, vers et proses, d’Elsa Triolet, en attendant la première biographie française de Burroughs par Gérard-Georges Lemaire. Le lancement de la collection aura lieu ce lundi 6 décembre, à partir de 18 h 30, au siège du Temps des cerises, 47, avenue Mathurin-Moreau.

www.les-lettres-francaises.fr