L’abolition universelle de la peine de mort : un combat interminable

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Deux années durant, entre 1999 et 2001, Jacques Derrida fit de la peine capitale l’objet de son séminaire à l’EHESS. Les éditions Galilée publient aujourd’hui les séances de la deuxième année, dont Marc Crépon rend compte pour les Lettres Françaises. Lire la suite

N° 134 – Les Lettres Françaises du 11 février 2016

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Au sommaire du numéro 134 : Hommage à Jean-Louis Martinoty, par Franck Delorieux et Jean Ristat ; Tolkien, par Victor Blanc ; Evelio Rosero, par Anaïs Héluin ; Anthony Trollope, par Christophe Mercier ; Jacques Richard, par René de Ceccatty ; Jacques Derrida, par Marc Crépon ; Walt Whitman, par Victor Blanc ; Voltaire, par Jean-François Nivet ; Dubuffet, par Itzhak Goldberg ; Ivo van Hove, par Jean-Pierre Han… Télécharger le numéro en cliquant ici


La première biographie de Derrida


La première biographie de Derrida

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Lorsque Benoît Peeters demanda à me rencontrer, je restai quelques semaines avant de lui répondre. Non par indifférence à la personne et à l’œuvre de Derrida, on voudra bien me l’accorder. Mon silence révélait plutôt un embarras : j’étais en proie à des sentiments complexes et sans doute contradictoires. J’éprouvais le désir de donner mon témoignage et en même temps, comme il me semblait ne ressortir qu’au domaine privé, je ne voyais guère l’intérêt – sinon anecdotique – pour le public. Et puis, je ne connaissais pas Benoît Peeters, je me méfiais. N’avais-je pas été ces dernières années trop crédule avec des plumitifs censés s’intéresser à Aragon ou à Elsa Triolet ?

Il y a également les témoins qui, au prétexte du contemporain considérable qu’ils ont fréquenté, se mettent en scène, ne parlent en fait que d’eux-mêmes et s’installent dans le fauteuil confortable du juge et de fait instruisent le procès du défunt. « Les morts sont sans défense », écrivait Elsa Triolet. Et Derrida : « Quand je serai, selon toute apparence, absolument sans défense, désarmé entre leurs mains (…) L’autre, c’est ce qui pourrait toujours, un jour, faire de moi et de mes restes quelque chose, une chose, sa chose, quels que soient le respect ou la pompe (funèbre) avec lesquels il traitera cette chose singulière qu’on appelle mes restes. »

Et puis, pourquoi ne pas l’avouer, évoquer Jacques Derrida dans le souvenir que j’en avais me faisait prendre conscience qu’il me fallait, désormais, le nommer au passé et ravivait le chagrin de sa disparition. J’étais dans la position du nécromant. Et si le fantôme parle, ne suis-je pas le ventriloque ? Le deuil serait-il interminable ?

Les réserves, les inquiétudes ou la mélancolie dont je viens de faire état ne sont pas seulement les miennes. Elles sont partagées, probablement, par une certain nombre de témoins encore vivants que Benoît Peeters a interrogés. Et sans doute par Benoît Peeters lui-même, qui accompagne sa biographie d’un livre, Trois ans avec Derrida, sous-titré « Les carnets d’un biographe ». Je cite l’auteur « dans de minuscules carnets, j’ai consigné les étapes de (ma) recherche : les rendez-vous et les lectures, les découvertes et les fausses pistes, les réflexions et les doutes que faisait naître ce travail ». L’ouvrage n’est pas un journal intime, nous prévient-il, encore que Benoît Peeters s’y montre, avec pudeur certes, un être sensible et, me semble-t-il, profondément honnête. Il a sans doute raison de le présenter comme « la chronique d’une expérience » ou « un immense contrepoint réflexif ». Quoi qu’il en soit sa lecture est passionnante. Il n’est pas habituel qu’un biographe nous ouvre ainsi son atelier et nous présente son cheminement intellectuel avec ses hésitations, ses repentirs : la leçon de Francis Ponge n’a pas été oubliée. J’ai envie de parodier le titre d’un livre du poète publié par Digraphe Comment une figue de paroles et pourquoi en « Comment une biographie de Derrida et pourquoi ». La question du comment occupe la plus grande partie de son carnet de bord et s’organise autour de la rencontre et de l’archive : rendez-vous avec les témoins, consultation des fonds Derrida en France et aux Etats-Unis et des correspondances.

« Les papiers seuls sont trop froids, les rencontres seules sont trop trompeuses ». Il lui faut également lire ou relire les quatre-vingts volumes de l’œuvre de Derrida, « immense, vertigineuse ». Une vie tout entière consacrée à la biographie de Derrida ne serait pas de trop. « Ce n’est pas une pure fiction, écrit-il : certains spécialistes ont fonctionné de cette manière, comme (…) Michel Jarrety pour Paul Valéry. » Et d’ajouter : « Ce livre sera fait de mes ruses autant que de mon savoir. » reste la question du pourquoi : pourquoi une biographie d’un philosophe, et plus précisément une biographie de Derrida ? Benoît Peeters cite un texte de Geoffroy Bennington : « J’imagine qu’on trouvera force anecdotes à raconter (probablement, pour la plupart, des histoires de voitures et de routes) et commentaires à rapporter (probablement au sujet d’autres philosophes). Mais ce type d’écriture, fondé sur la complaisance et la récupération, devra tôt ou tard se confronter au fait que le travail de Derrida en aurait sans doute ébranlé les présupposés. » Autrement dit : une biographie est-elle possible et à quelles conditions ? Bennington ajoute : « Est-il possible de concevoir une biographie multiple, stratifiée, plutôt que hiérarchisée, autrement dit fractale, qui échapperait aux visées totalisantes et téléologiques qui ont toujours commandé au genre ? »

Il n’y a pas à ce jour d’exemple d’un tel travail, observe Peeters. « Je cherche moins, au bout du compte, à proposer une biographie derridienne qu’une biographie de Derrida. » On devine la difficulté de l’entreprise à laquelle il s’est attaché. Il n’écrit pas un essai sur la philosophie de Derrida mais il veut « restituer un mouvement et les circonstances qui lui ont permis de s’élaborer ». Projet ambitieux, lui aussi, mais qui reste au bord de l’œuvre. Comment pourrait-il en être autrement ? On trouvera déjà dans Otobiographies, conférence prononcée par Derrida à l’université de Virginie en 1976, entre autres, une réflexion sur la nécessité « d’une nouvelle problématique du biographique en général, de la biographie des philosophes en particulier ». Il y montre qu’elle doit mobiliser d’autres ressources, « (autres qu des processus du type psychologiste, voire psychanalytique, historiciste ou sociologiste), et au moins une nouvelle analyse du nom propre et de la signature ». Il faut également considérer la part de plus en plus importante, dès 1991, dans l’œuvre de Derrida de la confession, de l’autobiographie. Je veux simplement donner un aperçu des problèmes de toute nature auxquels Benoît Peeters s’est confronté avec lucidité et intelligence.

Voici donc la première biographie de Derrida. Je l’ai lue avec émotion, j’y ai beaucoup appris. Elle m’a incité à relire l’œuvre, à revenir sur certains textes avec un regard nouveau. Il me semble qu’un lecteur intimidé par la réputation du « philosophe de la déconstruction » a tout intérêt à se lancer dans le Derrida de Benoît Peeters. Ne serait-ce que pour prendre la mesure des débats philosophiques et politiques du XXe siècle. (Peeters a raison : Derrida est « un grand penseur politique »). Il y découvrira l’essentiel des archives « personnelles » de Derrida (travaux scolaires, carnets, manuscrits, etc.) et la correspondance inédite. Benoît Peeters est le premier à avoir ainsi pu consulter tous ces documents. Comme Derrida ne faisait pratiquement pas de doubles de ses propres lettres, on imagine l’ampleur et la difficulté de ses recherches. (Citons parmi tant d’autres, els noms de ceux avec qui il échangea une correspondance : Althusser, Ricoeur, Blanchot, Foucault, Lévinas, Gabriel Bounoure, Paul de Man, Philippe Lacoue-Labarthe.) Il a eu accès également aux précieux courriers envoyés à des amis de jeunesse, Lucien Bianco et Michel Monory.

Les livres est divisé en trois parties : « Jackie (1930-1962) », « Derrida (1963-1983) », « Jacques Derrida (1984-2004) ». On peut – peut-être certains ne manqueront-ils pas de le faire – mettre en question la pertinence de cette division en périodes ou « tournants » de l’œuvre et de la vie. Remarquons simplement que Benoît Peeters se réfère ici à une problématique derridienne, celle de la signature et du nom propre : « Etre mort, écrivait Derrida dans Otobiographies, signifie au moins ceci qu’aucun maléfice ou bénéfice, calculé ou non, ne revient plus au porteur de nom mais seulement au nom, en quoi le nom qui n’est pas le porteur est toujours a priori un nom de mort ».

Je ne peux évidemment que donner quelques repères dans le cadre d’un article et inviter mon lecteur, encore une fois, à découvrir par lui-même ce Derrida. Il m’est difficile d’aller plus avant, d’autant plus que je fus quelquefois partie prenante de cette aventure, avec Digraphe par exemple. Je me retrouve, à mon tour, lisant et relisant au bord des larmes cette vie, comme un fantôme parmi d’autres fantômes. Je ne peux en parler qu’à l’oblique. Au bout du compte, seuls le poème ou la fiction me permettront de dire, de ne pas taire, ce dont je ne peux pas parler. Benoît Peeters s’est demandé quel fut pour lui l’enjeu de cette biographie. Donner à voir, à comprendre ou à aimer Derrida ? Il est certain, à mes yeux, qu’il l’a donné à aimer.

Jean Ristat

Derrida, de Benoît Peeters, éditions Flammarion, 740 pages, 27 euros
Trois ans avec Derrida, Benoît Peeters, éditions Flammarion, 248 pages, 18 euros

Novembre 2010 – N°76


Avec René Schérer


Avec René Schérer

Edito

par Jean Ristat

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Je relisais, il y a quelques jours, les pages consacrées à Jacques Derrida par Alain Badiou dans son livre Pe­tit panthéon portatif. D’entrée, il remarque qu’il y eut en France un « moment philosophique » fulgurant entre la fin de la guerre d’Algérie et la tempête révolutionnaire des années 1968-1976. Hélas, « la génération philosophique qui a été identifiée à ce moment a presque complètement disparu ».

Aquarelle de René Schérer

René Schérer est sans doute l’un des derniers représen­tants d’une époque que les forces réactives voudraient bien nous faire oublier. Celle, par exemple, de l’université de Vincennes, dont il nous dit qu’elle était ouverte à tous, ou­verte aussi à des contenus insolites : la politique, la sexualité. Professeur dès 1969, René Schérer y enseigne avec Foucault, Deleuze, Châtelet, Lyotard, Rancière, Revault d’Allonne, Lucien Goldmann. Son ami, Guy Hocquenghem, entre à Vincennes comme chargé de cours en philosophie en 1971. Ses interventions sur la conception homosexuelle du monde feront date. Il y renverse le point de vue jusqu’alors admis : « L’homosexualité n’est pas une maladie, une perversion de la sexualité mais une valeur positive, une affirmation du désir dans sa plénitude. » Il écrira, avec René Schérer, deux livres : en 1976, Co-ire, album systématique de l’enfance et, en 1985, l’Âme atomique. Pour sa part, René Schérer dans ses cours parle de Fou­rier, de la pédagogie et de son histoire, de l’enfance et de la sexualité. En 1972, il publie Charles Fourier, l’ordre subversif et, en 1974, son fameux Émile perverti. L’essentiel de son œuvre s’organise autour de ces thèmes. Ainsi, en 2001 et 2006, reviendra-t-il sur Fourier avec respectivement l’Écosophie de Charles Fourier et Charles Fourier, vers une enfance majeure. N’oublions pas Enfantines en 2002, livre dans lequel il rappelle que le XVIIIe siècle fut le siècle inventeur de l’enfance. « Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle s’accumulent les indices que, dans l’attitude des adultes envers les enfants, quelque chose se met à changer. » René Schérer n’a jamais cessé de philosopher sur l’enfance, même si aujourd’hui il constate qu’« il n’y a plus aucune liberté ou possibilité de penser l’enfance sans qu’on vous objecte le sexuel… ou alors, si l’on veut vraiment entreprendre une philosophie de l’enfance, on en arrive à gommer tout ce qui touche à la sexualité ainsi que le passionnel, l’émotif d’une manière générale. Ce qui n’est pas préférable non plus ».

Adorno écrivait déjà en 1963 : « Le tabou le plus fort, ac­tuellement, est celui qui concerne tout ce que l’on définit par “mineur” qui suscita déjà des tempêtes lorsque Freud découvrit la sexualité infantile. » Je renvoie le lecteur à son ouvrage Tabous sexuels et droit aujourd’hui. Il n’est pas question ici de s’attarder sur ces sujets, mais je veux simplement souligner la nécessaire liberté d’expression sans laquelle il n’y a pas non plus de liberté de penser. La rencontre de René Schérer avec les Lettres françaises (Franck Delorieux) traite également de son exclusion en 1954 du PCF pour des raisons, non de divergence politique, mais de morale sexuelle. La morale prolétarienne, comme on disait alors, n’admettait pas l’homosexualité. C’était un autre temps, et heureusement, le PCF a bien changé. Cela n’a pas détourné René Schérer du « communisme en tant qu’idée mais de sa mise en exercice dans le Parti ». Son témoignage, m’a-t-il semblé, peut nous aider à réfléchir sur notre histoire.

On présente René Schérer un peu rapidement comme un utopiste. Certes, il s’appuie sur Fourier pour réhabiliter l’idée d’utopie « comme la recherche d’une réalité absente ». Il ajoute qu’il « sauve Marx avec Fourier… Dans l’oeuvre de Marx, ce qui est absent, effacé, est au centre de celle de Fourier : la passion, le désir ».J’ai évoqué bien rapidement une œuvre que j’invite nos lecteurs à relire ou a découvrir. L’intelligence a tout à y ga­gner. Un livre d’entretiens de René Schérer avec Geoffroy de Lagasnerie, Après tout, est une excellente introduction à son parcours.

Jean Ristat


Novembre 2010 – N°76

Après tout, de René Schérer et Geoffroy de Lagasnerie. Éditions Cartouche, 206 pages, 17 euros.


Mon ami, Pierre Bourgeade


Mon ami, Pierre Bourgeade

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Me voici confronté, une fois de plus, à cette « terrifiante lumière glacée » de la mort. La mort d’un ami. Pierre Bourgeade n’est plus.

Nous fumes quelques-uns à l’avoir accompagné jusqu’au cimetière du Montparnasse où la terre, désormais, recouvre son corps à jamais. Et, depuis lors, je diffère sans cesse le moment d’écrire les mots Pierre Bourgeade et mort comme si ne pas les inscrire sur la feuille de papier pouvait me donner l’illusion qu’il est encore en vie, que j’ai fait un mauvais rêve. Un écrivain ne devrait-il pas savoir, en regardant la couverture d’un de ses livres, que son nom y figure déjà comme sur une pierre tombale ? « Le nom court à la mort plus vite que nous. Nous qui croyons naïvement le porter il est d’avance le nom d’un mort. » (1).

Pierre Bourgeade est mort. Il nous avait envoyé à Franck Delorieux et à moi, il y a quelques mois, peu de temps après avoir appris qu’il était habité d’un mal qu’il ne nommait pas mais dont le nom terrible s’entendait comme un glas, une lettre que je m’obstine à ne pas retrouver. Lettre tendre et sereine qui parlait de projets, d’avenir donc, et qui pourtant sonnait comme un adieu. Voici le temps de se souvenir.

Nous nous retrouvions régulièrement, en fin de matinée, dans un bar, Le Ronsard, place Maubert. Il venait quelques fois nous rendre visite dans l’île Saint-Louis. Il nous apportait son dernier livre ou une plaquette à ne pas mettre entre toutes les mains, éditée à un petit nombre d’exemplaires. J’entends encore son rire clair et malicieux comme celui d’un enfant. Il avait une telle énergie, un enthousiasme si contagieux  que nous nous demandions souvent : mais quel âge a-t-il ? Est-ce possible ? tant il paraissait plein d’allant, de vivacité et de gaieté. Et puis, il nous quittait, subitement, appelé soudain à quelque tâche urgente et mystérieuse. L’ami n’est-il pas « à jamais inconnu et infiniment secret » (1) ?

Quand nous sommes-nous rencontrés pour la première fois ? Je cherche en vain dans ma mémoire : il me semble l’avoir toujours connu. Était-ce chez Georges Lambrichs, le directeur de la fameuse collection, chez Gallimard, « le Chemin » ? Probablement. Il y publia les Immortelles, la Rose rose et New York Party. Mais je le revois, à nos côtés, je veux parler des Vigilants de Saint-Just, place de la Concorde, chaque 21 janvier, pour célébrer les régicides. Il était présent lorsque nous avons débaptisé la rue de Varenne pour lui donner le nom d’Aragon. Et, sans doute, en consultant la collection de la revue Digraphe, verra-t-on sa signature, année après année. Voilà que je parle de nous, alors qu’il ne faudrait parler que de lui. Mais, comment parler de lui sans dire nous ? Maintenant, il vit en nous. Et le dialogue que nous avons avec lui, il ne l’entend pas.

J’ai repris quelques-uns de ses livres dans ma bibliothèque. Je vais les relire, et sans doute, plus justement, les lire différemment. Il savait, comme Aragon, que « l’art a de tout temps été une grande bataille pour la liberté ». Il l’a menée, toute sa vie, avec courage et sans jamais faillir ou composer avec l’ordre. Il n’était pas de ces écrivains qui regardent les révolutions depuis leurs fenêtres.

Ce numéro des Lettres françaises est un témoignage d’amitié et d’admiration. Il ne prétend pas faire le point sur une vie et une oeuvre, en peser le bien et le mal, le pour et le contre, comme l’indécente et vulgaire habitude de la presse contemporaine nous en donne régulièrement l’exemple à la mort d’un écrivain ou d’un artiste renommé. Le nom de Pierre Bourgeade lui survit déjà.

Le voici, comme l’écrivait Mallarmé, dans « l’avare silence et la massive nuit ». J’ouvre l’un de ses ouvrages consacrés à Man Ray, La photographie est l’art, qu’il nous avait envoyé, en 2006, Man Ray dont il fut l’ami et le compagnon de route. Une lettre de Pierre a été glissée entre les pages. Je lis : « Mon silence n’a que les apparences du silence, ça ressemble au silence, ça a la couleur du silence, mais ce n’est pas du silence ! »

Merci Pierre.

Jean Ristat

(1) A chaque fois unique, la fin du monde, Jacques Derrida, éditions Galilée

Avril 2009 – N° 58


N° 2 – Les Lettres Françaises du 27 avril 2004

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Au sommaire du N° 2 : René Char, par Jean Ristat ; George Sand, par Claude Schopp et Thierry Bodin ; Vincent Descombes, par Arnaud Saint-Martin ; les insultes de Schopenhauer, par Clément Rosset ; Gabriel Matzneff, par Franck Delorieux ; Chririco, par Jean-Pierre Han ; Mondragòn à Montévidéo, par Silvia Baron-Supervielle ; Marie Morel, par Pierre Bourgeade ; La terre promise : rêverie, par Jacques Derrida ; Gérard Jouannest, par Josyane Savigneau, Pipo Delobono, par Jean-Pierre Han… ..
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