Quelques vérités à rétablir sur Lénine

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La figure de Lénine est encore au centre de bien des enjeux, aussi bien historiques que politiques, en ce centenaire de la Révolution russe d’Octobre 1917. Lucien Sève œuvre au rétablissement de quelques vérités par une discussion aussi vigoureuse que bienvenue de la doxa ambiante… Par Baptiste Eychart Lire la suite

Sarah Rey, l’ambivalence des larmes

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Avec Les Larmes de Rome, Le pouvoir de pleurer sous l’antiquité, paru aux excellentes éditions Anamosa, Sarah Rey, maître de conférences en histoire romaine à l’université de Valenciennes, fait paraître un des essais les plus stimulants de la rentrée et creuse le sillon de l’histoire des sensibilités. Tout en renversant l’image du Romain impassible et d’une Rome au cœur aride, elle démontre avec force et concision le pouvoir politique et symbolique des larmes… Par Nicolas Dutent. Lire la suite

La Beaumelle, bête noire de Voltaire

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Laurent Angliviel de La Beaumelle (1726-1773) fait partie de ces aventuriers polygraphes, volontiers libertins, qui sont légion au XVIIIe siècle. Le livre d’Alain Bellet retrace la vie et le parcours de cet homme de lettres, adversaire de Voltaire, insolent adepte de la tolérance civile… Par Jean-Claude Hauc. Lire la suite

Les comités d’usine à Pétrograd dans la Révolution russe

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Dans la mémoire et l’historiographie de la Révolution russe, les comités d’usine ont toujours été relégués au second plan, loin derrières les soviets. Leur contribution aux événements révolutionnaires fut toutefois importante et mérite d’être réhabilitée comme s’y emploie l’historien britannique Stephen A. Smith dans son ouvrage « Pétrograd rouge »… Par Baptiste Eychart. Lire la suite

Paris, dans l’ombre des Lumières

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L’historienne Arlette Farge, spécialiste des archives de police au XVIIIe siècle, publie un ouvrage aussi savant qu’attractif concernant le mode de vie du petit peuple de Paris entre la Régence et la Révolution. Une sorte d’envers du décor à l’ombre des Lumières que les élites intellectuelles de l’époque et beaucoup de philosophes ont bien souvent renoncé à peindre ou choisi d’occulter… Par Jean-Claude Hauc Lire la suite

Lucien Febvre, un pionnier


Lucien Febvre, un pionnier

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Lucien Febvre le constatait lui-même : « Le sort du pionnier est décevant. » Ou les contemporains l’absorbent aussitôt dans une démarche collective globale, ou ils l’ignorent et sa gloire ne sera que posthume. Pourtant, l’historien de Martin Luther, de Rabelais ou de Michelet s’est bel et bien voulu pionnier d’une nouvelle démarche historienne, démarche dont il a tracé les contours à travers ses livres de recherche, mais aussi des articles méthodologiques, souvent parus dans Annales, la revue qu’il avait fondée avec Marc Bloch. Ces plaidoyers aussi vigoureux qu’argumentés pour une histoire problématisée et fécondée par les autres sciences sociales ont permis à l’historiographie française de tourner la page d’une production historienne traditionnelle volontiers cocardière, se limitant aux niveaux politiques, militaires et diplomatiques de l’expérience historique. Ils ont, de surcroît, dessiné les contours des recherches ultérieures d’un Braudel, d’un Leroy-Ladurie ou d’un Robert Mandrou. Ils ont été réunis dans cet important volume de la collection « Bouquins ». Une intelligente préface de Bertrand Müller donne le cadre et les enjeux de ce qui apparut finalement comme une révolution historiographique.

Baptiste Eychart

Vivre l’histoire,
de Lucien Febvre. Éditions Robert Laffont,
1 152 pages, 30 euros.

 

N° 60 – Juin 2009


 


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