Évoquant la trajectoire de Friedrich Schlegel, cet esprit si libre dans sa jeunesse, « athée, radical, individua- liste », qui entraîne dans son sillage tout le romantisme d’Iéna, pour finir moins de deux décennies plus tard en « philistin gras, à la parole onctueuse, gourmand, paresseux et vide », converti au catholicisme et à la solde de Metternich, Blanchot se demande : « Qui est le vrai ? Le dernier Schlegel est-il la vérité du premier ? Est-ce que la lutte contre le bour- geois banal ne sait engendrer qu’un bourgeois exalté, puis fatigué et, pour finir, contribue seulement à une exaltation de la bourgeoisie ? »… Par Jacques-Olivier Bégot Continue reading →