Retours du festival d’Avignon

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C’est une entreprise étrange et problématique que d’entendre rendre compte d’une manifestation, le Festival d’Avignon en l’occurrence, plus d’un mois après qu’il se soit déroulé. On essaiera malgré tout de trouver une coloration générale de l’édition, ou un fil rouge si l’on veut. Pour ce qui est de la programmation elle-même, on aura surtout remarqué cette année comme toujours un certain éclectisme pour ne pas dire plus… Par Jean-Pierre Han Lire la suite

Antigone par Miyagi, de la séduction à la désillusion

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Antigone, dans la mise en scène de Satoshi Miyagi, a beau avoir été créée chez lui, au festival du Spac (Shizuoka Performing Acts Center), qu’il dirige, dans cette ville située à environ 150 kilomètres au sud de Tokyo d’où l’on peut voir le mont Fuji, le spectacle proposé a tout l’air d’avoir été conçu spécialement pour la cour d’Honneur du palais des Papes d’Avignon. .. Par Jean-Pierre Han. Lire la suite

N° 140 – Les Lettres Françaises du 8 septembre 2016


Au sommaire du numéro 140 des Lettres Françaises : Alain Badiou, par Jean Ristat ; Ida Vitale, par Marc Sagaert ; Gustave Le Gray, par Franck Delorieux ; la correspondance Cézanne-Zola, par Christophe Mercier ; Laure des Accords, par Anaïs Héluin ; une histoire du Ku Klux Klan, par Baptiste Eychart ; Hans Hartung, parc Marc Sagaert ; Schoenberg, par Itzhak Goldberg. Vous pouvez télécharger le numéro en cliquant ici.


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N° 139 – Les Lettres Françaises du 14 juillet 2016

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Au sommaire du numéro 139 : Paul Valéry, par Francis Combes et Benoît Peteers ; Josef Sudek, par Franck Delorieux ; Avignon, par Jean-Pierre Han ; Jean-Pierre Ferrini, par René de Ceccatty ; Dorothy Bussy, par Christophe Mercier ;Charlotte Dufrène, par Jean Ristat ; Paul Fournel, par Marc Sagaert ; Fernand Iveton, par Anaïs Héluin ; Jean Genet, par Marc Sagaert ; Georges Bataille, par Didier Pinaud ; Pour télécharger le numéro, veuillez cliquer ici.


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N° 85 – Les lettres Françaises du 1er septembre 2011


Les lettres Françaises du 1er septembre 2011

Une des lettres Françaises sept-2011-revue-littéraire-culturelle

Les Lettres Françaises du 1er septembre 2011

 Télécharger Les Lettres Françaises du 1er septembre 2011

 


Trois compositeurs d’aujourd’hui :

Yves Prin, Thierry Pécou, Bernard Cavanna

 

Emmanuel Conquer, violoniste et chef d’orchstre, présente trois compositeurs d’aujourd’hui :
Yves Prin, Thierry Pécou, Bernard Cavanna. C’est un choix qu’il assume parmi les nombreux compositeurs qui font l’originalité de la musique française actuelle.

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«La vérité de l’oeuvre est dans l’oeuvre », martelait Pierre Boulez en réponse à une question sur la nécessité de connaître, chez un compositeur, sa biographie et tout son environnement pour accéder au sens de son oeuvre. En tant qu’interprète, on a même envie de suggérer que la vérité est en nous, et sous la forme que nous lui attribuons. Suivons l’exemple de Léonard Bernstein qui déclarait : « Je fais ce début de la 5e de Beethoven ainsi, non pas seulement parce que ça me plaît comme ça, mais parce que c’est ce que je pense qu’il voulait ! » (extrait d’une vidéo avec l’Orchestre philharmonique de Vienne).

Les multiples sens du verbe composer donnent un éclairage particulier sur l’activité en question. On « compose » un bouquet de fleurs, en associant des éléments complémentaires, on « compose » avec certaines personnes, comme on dit « faire avec » des éléments contradictoires, voire défavorables. On « compose » en éliminant telle ou telle partie d’un tout hétérogène. On élabore un « composé » en allant du simple au multiple. Composer tient donc de l’action de trier, de restituer, de mettre en perspective, tout autant que de l’invention. L’intérêt d’un événement musical dépend de l’utilisation personnelle de ses différentes caractéristiques sonores. C’est ensuite dans l’agencement des événements, dans les enchaînements et les ruptures, dans le sens des proportions que se dévoile une composition. L’organisation engendre ainsi pour chaque instant un « avant » et un « après » dont la succession est le temps musical, qui, libre de contraintes, ouvre la porte de l’infini. Les trois compositeurs dont il est question ici font entendre que la musique n’est pas affaire de sons mais de rapports entre les sons, et qu’inventer des rapports crée du sens, des formes. « Le vase donne une forme au vide et la musique au silence, » écrivait Georges Braque, dans le Jour et la Nuit. Leurs œuvres confirment que le « contemporain » n’est pas une sous-division subventionnée de la musique mais bien sa part vivante et chargée d’espoir.

À mille miles de toute terre habitée, là où se sont posés les poètes et les compositeurs, vous pourrez toujours rencontrer un Petit Prince en quête de sons et de musique… S’il vous demande « dessine-moi ton monde », faites-lui écouter Cavanna et il entendra dans sa musique la frénésie urbaine, l’urgence des désirs et des relations humaines. S’il vous demande « dessine-moi tes rêves », alors il s’échappera dans des voyages inouïs vers les lointains qui chantent. Et si, poursuivant sa route, notre Petit Prince demande « dessine-moi nos traces», c’est avec Pécou qu’il pourra s’interroger sur l’humanité et sur ce qu’elle laissera dans la nature et le temps.

Emmanuel Conquer



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