Pour les Lettres françaises, le triangle vertueux


La crise sanitaire et les mesures de confinement ont des effets désastreux pour l’édition et notamment pour les plus petites structures. Les librairies sont fermées et donc, nécessairement, les ventes s’en ressentent. Moins de ventes signifie évidemment moins de rentrées financières, et donc des difficultés pour la mise en œuvre des projets en cours et, tout simplement pour faire vivre la structure (loyers, charges, etc.)

Éditions Helvétius est également l’éditeur des Lettres françaises, ce qui lui confère une responsabilité particulière. Depuis plus d’un an Les Lettres françaises sont revenues au papier, ce qui est assez rare dans la presse aujourd’hui. C’est un effort important qui n’a pu être concrétisé que par le travail effectué par l’équipe rédactionnelle et les collaborateurs des Lettres, l’engagement de Éditions Helvétius et l’énergie déployée par notre imprimeur, Rivet, à Limoges, sans qui la qualité des Lettres françaises ne serait pas ce qu’elle est, grâce à la rigueur professionnelle dont ses salariés font preuve. Les Lettres françaises n’auraient pas non plus pu reparaître, dans la version imprimée, sans le soutien sans faille de la Filpac-CGT (Fédération du livre, du papier et de la communication), héritière des fédérations du Livre et du Papier.

Aujourd’hui, malgré le confinement et le Covid-19, qui a touché certains d’entre nous, Les Lettres françaises n’ont pas cessé de paraître. Mais il nous faut aller plus loin. Comme indiqué plus haut, la crise sanitaire aura aussi des répercussions économiques et nous voulons absolument continuer l’aventure des Lettres françaises, sans accroc, ni retard.

C’est pourquoi nous demandons aux lectrices et lecteurs des Lettres françaises, aux amies et amis des lettres, à toutes celles et ceux qui sont attachés à la culture dans toute ses dimensions de nous aider à réaliser 1000 abonnements supplémentaires d’ici la fin de l’année.

Cela sera un cercle vertueux.  Les Lettres françaises sont unique. La revue aborde nombre de thématiques liées à la culture et aux Arts. Elle soutient les jeunes créateurs. Elle critique, elle analyse, elle propose. Faire rayonner Les Lettres françaises c’est aider au développement de la culture dans une approche qui n’est pas dans l’orbite de la pensée dominante en termes médiatiques.

Aider Éditions Helvétius, c’est aussi aider Les Lettres françaises, car plus la structure éditoriale sera forte, plus cela permettra d’aller vers le développement du titre et de ses hors-séries, et de promouvoir comme nous voulons le faire,  des coopérations avec tous les secteurs de la culture. En clair, acheter aujourd’hui, pendant même la période de confinement, des ouvrages des éditions Helvétius, c’est donner plus d’assise aux Lettres françaises. Dans notre catalogue : Franck Delorieux, pour Le rameau vert ; les plasticiens Mustapha Boutadjine et Jean-Denys Phillipe pour respectivement Collage(s) Résistants et Coups doubles ; un carnet inédit de dessins d’Aragon, J.R -75, Le cadeau à Jean, accompagné d’un livret-présentation de Jean Ristat (une analyse de cet ouvrage, Aragon, L’oiseau de feu dans ses dessins d’Olivier Barbarant est également disponible). Nous avons plusieurs livres en préparation, dont la liste figure sur notre site et notamment un nouvel ouvrage de photographie de Franck Delorieux, Regards sur La Havane. Faire des précommandes est vitale pour une structure comme la nôtre.

Enfin, nous avons décidé depuis la fondation de Éditions Helvétius, d’avoir un imprimeur exclusif, avec qui nous avons fait à la fois de la presse, des livres d’art, des romans et des essais. Cet imprimeur, Rivet-PE est aussi un imprimeur du mouvement social. Toute production de livres et de journaux aide aussi cette imprimerie, en ces temps difficiles.

Il s’agit bien là d’un cercle vertueux ou plutôt d’un triangle vertueux : le journal, l’éditeur, l’imprimeur

Jacques Dimet


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