L’éblouissant infini de Panaït Istrati


Après la Présentation des Haïdoucs, en 2014, les éditions l’Echappée nous donnent aujourd’hui deux nouveaux ouvrages de Panaït Istrati (1884-1935), écrivain roumain de langue française.

Méditerranée regroupe ses deux derniers romans, Lever du soleil et Coucher du soleil, qui mettent en scène le double littéraire d’Istrati, Adrien Zograffi qui, du Caire à Damas, de la Grèce au Liban, se plonge dans « l’éblouissant infini » de la « mer au milieu des terres ». Istrati, grand vagabond, tire de ces périples peuplés de rencontres une littérature de désir, d’émerveillement et de révolte.

Le second volume, intitulé Les Arts et les humanités aujourd’hui est un bref texte tiré de discours prononcés par Istrati au début des années 30. Au soir de son existence, revenu de quelques illusions, l’écrivain y réaffirme malgré tout sa foi dans le rôle de l’artiste « serviteur d’une beauté justicière », une Beauté qui soit d’abord une « lutte contre la vilenie, contre les crimes de son temps », aujourd’hui menacée par le « matérialisme féroce » et la « tyrannie de l’argent » : « C’est pourquoi je pense que, dans cette nuit de la vie, l’art est notre seule lumière et, peut-être, l’unique espoir du perfectionnement universel. »

 

Sébastien Banse

 

Panaït Istrati, Méditerranée
Editions L'Echappée, 240 pages, 19 €

Panaït Istrati, Les Arts et les humanités aujourd'hui
Editions L'Echappée, 48 pages, 5 €

Share this...
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter